
Belleville-sur-Loire est une petite commune rurale dans le Cher, bordée par le Loiret et par la Nièvre. Une commune qui, comme toutes les autres a son histoire et qui pourtant se distingue de ses voisines. L’année 1980 a vu s’ériger deux énormes constructions qui l’ont radicalement métamorphosée. Après neuf années d’un chantier titanesque, 165 hectares ont été investis par deux centrales nucléaires capables pourvoir aux besoins d’électricité de la région Centre, créant au passage près de 700 emplois dans la commune et ses alentours. (Lire la suite…)

« La maison de ma grand-mère. Je dirais même la maison de « nos » grand-mères.
Qui n’à jamais connu le papier peint à fleur des années 1970, les broderies, le canevas accroché fièrement au dessus du fauteuil à bascule, l’horloge comtoise, les doubles robinets sous lesquels rien ne passe, exceptée peut-être une petite main d’enfant ?
Un « décor » familier que je retrouve chaque année depuis 22 ans et qui va enfin m’interpeller, en 2011. Cela est sûrement dû au décalage, à cette force que cette demeure dégage, comme si elle avait survécu aux assauts la société de consommation, et comme si elle insistait avec charme et discrétion pour nous dire qu’elle était restée égale à elle-même, chargée de ses souvenirs et de ses petits bonheurs.
Mais comme il est vrai que les souvenirs d’enfance sont difficiles à décrire, laissons parler les images.
série faite à l’IPhone via l’application Instagram.

Ses habitants prétendent que Drobak est la ville du père Noël, et c’est d’ailleurs là que tous les petits Norvégiens adressent leur lettre de souhaits de cadeaux. En voyant les photographies qu’Emmanuel Naxos a prises en mars 2011 dans ce petit port côtier assez proche d’Oslo, on n’est pas très loin de croire à ce père Noël-là, tant ces images restent près de ces cartes de vœux anciennes qui souhaitaient leur bonne année au verso de blancs paysages enneigés, protégés de sapins et parfois rehaussés de paillettes d’argent. Nul doute que la poésie de l’enfance et des rêveries que favorise le silence de pas étouffés, le mélange de la froidure et de la chaleur douce des maisons, l’harmonie pure de la neige et des couleurs pastel des murs peints, aient guidé l’objectif du grand voyageur qu’est Emmanuel Naxos, comme ils ont su inspirer en leur temps le peintre Christian Krogh et l’écrivain Knut Hamsun. Et comme les vraies petites œuvres d’art qu’elle sont, ces images transportent leur spectateur vers une touche de bonheur.

Pour ce voyage en Chine que j’ai choisi de faire en solitaire, je pensais maîtriser les événements, que tout ne relèverait que de moi. Il m’aura fallu laisser passer un certain temps avant d’apprécier les moments où l’imprévu s’offrait à moi. Lorsque j’ai enfin réussi à lâcher prise dans mon quotidien, à considérer ce voyage plutôt comme un passage, mes habitudes se sont déconstruites. J’étais là, principalement seul et différent, hésitant à déclencher. Ce voyage, je l’ai fait avec mon corps et mes sens plutôt qu’avec ma tête. Tous les jours, je scrutais le quotidien, je dévisageais les passants sans jamais me soucier de l’absurdité de ma présence. Je ne me suis certainement pas attaché à une méthode de travail, il n’y avait pas de tactique mise en place. J’étais prêt à consommer toutes les occasions et rencontres, peu m’importait même si le résultat n’était pas photographiable.

On pense bien sûr à une mise en image de la nouvelle éponyme de Kafka, même si un cinéphile verrait plutôt dans cette séquence un remake de « The Fly », réalisé en 1986 par David Cronenberg. (Lire la suite…)

Un cadrage horizontal pour un paysage d’été traversé par une jeune femme seule, angoissée, bientôt accablée de fatigue. Nous voici dans une écriture de film déroulant une séquence dramatique, dont on sent que la levée du mystère ne changera rien à son intensité. (Lire la suite…)