
Il y avait à Paris un vieux théâtre qui s’appelait l’Ambigu, lâchement détruit en 1966. Stéphane Hussein qui est né à Orléans il n’y a pas très longtemps n’a bien sûr pas connu cet établissement bizarre, mais son travail photographique constitue à lui seul une scène vouée à l’étrange quand s’y croisent sous des lumières polychromes le merveilleux, le fantastique et un rien d’érotisme. (Lire la suite…)

Paris, février 2012
Une série de photographies de ma fille à la fenêtre, avec l’envie de capturer quelque chose de ce qui se passe dans l’intimité d’un enfant plongé dans ses observations et sa découverte du monde. Le voilage joue son rôle naturel de diffuseur, accessoire de confort et en l’occurrence artifice de prise de vue. (Lire la suite…)

Ces images ont été prises vues en Martinique, en mer des Caraïbes, autour de la baie de Grande Anse, plus précisément aux Anses d’Arlet, à une profondeur comprise entre 10 et 20 et vingt mètres. Les séances de plongée ont toutes été effectuées avec un équipement respiratoire à bouteilles à l’exception des photographies de l’espèce ultra-protégée des tortues vertes qui n’ont pu se faire qu’en apnée. (Lire la suite…)

On entend parfois dire que l’inspiration vient aux poètes longtemps avant les mots qui s’aligneront en vers et qu’il arrive même que l’émotion soit si forte que le verbe capitule. En découvrant l’île de la Réunion, Benjamin Bornazzini s’est d’abord laissé submerger par les éléments que lui offrait l’océan indien, l’air, la lumière, l’eau et la roche. (Lire la suite…)

Avec sa haute stature blonde et ses lunettes, Mickael Vis assume son look BCBG d’étudiant d’origine anglo-saxonne. Ainsi plaque-t-on des étiquettes sur les apparences et participe-t-on au maintien plus ou moins virtuel des barrières. Sensible et même enthousiaste aux travaux de Spike Lee, de Kourtrajmé et d’autres artistes sur l’univers des banlieues, Mickael a voulu forcer la porte d’un monde réputé dur, voire violent. (Lire la suite…)

La fusillade du lundi 19 mars 2012, dans un lycée-collège juif de Toulouse, a tué quatre personnes dont trois enfants. Cette tragédie qui a bouleversé la communauté Juive de France a suscité une indignation qui a dépassé religions et frontières. Une manifestation a été spontanément organisée à Paris le soir même du drame, entre la place de la République et la place de la Bastille.
On prévoyait un millier de personnes. On en a compté finalement vingt mille, de tous âges, avançant dans le calme et la dignité, brandissant de nombreux drapeaux français et israéliens. Plusieurs personnalités se sont jointes au cortège, dont de nombreux participants ont déposé des bougies et dit des prières sur la grille de la colonne de Juillet, ainsi que sur les marches de l’Opéra, avant de se disperser. Quelques groupes de jeunes ont prolongé la manifestation en exprimant une colère rapidement encadrée par les forces l’ordre jusqu’alors restées discrètes.