
Cette exposition est née de la rencontre entre le photographe Michel Kirch et la peintre Dominique Paulin qui ont décidés de travailler sur leur sensibilités communes.
Ce qui est présenté ici est plus un travail sur la forme que sur le fond, la symbolique, le lyrisme. (Lire la suite…)

Un portrait de dos, quelle étrange façon de représenter l’Afrique ! L‘intimité, voilà ce qu’a voulu exprimer Françoise Huguier dans son livre intitulé «Secrètes» qui, avec deux autres de ses ouvrages, a rejoint l’exposition présentée par la Galerie Polka autour du thème de l’Afrique. Dix-sept tirages d’époque sont montrés et parmis eux cette image au cadrage si particulier, dont Françoise Huguier nous raconte l’histoire : «Il y avait cet homme sur sa pirogue au milieu de l’eau et en face sur la terre ferme un troupeau de chameaux. J’ai pris toute une série de photos et ensuite sur la planche contact j’ai vu celle-là , le troupeau avait disparu, il ne restait plus que ce chameau, rescapé, juste au dessus du piroguier baissant la tête.».
La photographe qui a signé la direction artistique de Photoquai 2011 est accompagnée pour cette évocation de l’Afrique de Philippe Guionie, Titouan Lamazou, Sebastião Salgado, Jürgen Schadeberg et Marc Riboud dont la série sur les «Dockers d’Accra» n’avait jusqu’alors jamais été montrée.

Vernissage d’une exposition dont je ne connais ni l’artiste, Eliane de Latour, ni le lieu, la maison des métallos. Il s’agit d’un travail sur les prostituées d’Abidjan. Les premières images, qui ne laissent pas deviner la suite, annoncent le style, des images dures mais remarquables de sincérité.
Le travail est composé de deux parties, introduites sur le mode classique du photojournalisme à travers une série de cinq portraits troublants racontant l’histoire tragique et commune d’une jeune femme nommé Nafisa. Voilà pour le prologue. Le premier acte est appelé « Jour » : une salle éclairée, des portraits très rapprochés de femmes noires, marqués par la souffrance et cependant très belles. Le second acte, « Nuit », saisit le visiteur qui découvre dans une salle plongée dans l’obscurité, des portraits de ces femmes sur leur lieu de travail, le trottoir.Portraits soignés,parfaitement éclairés, la pièce abrite le cœur de l’exposition. La dernière salle, ferme de ce que l’artiste nomme elle-même « parcours » : un fragile repos et pour deux de ces « go de nuits », la mort.
Mickaël Vis, 1ère année photo.

Eblouissante rétrospective de la photographe américaine qui a décidé d’une orientation de son travail vers la vérité contenue, dissimulée ou flagrante de ses contemporains. (Lire la suite…)

À la suite des “Métamorphoses” exposées au Palais de Tokyo et au musée du Louvre, douze allégories conçues par Gérard Rancinan et Caroline Gaudriault s’exposent dans la nef de la majestueuse Chapelle Saint-Sauveur d’Issy-les-Moulineaux. Derrière la flamboyance des compositions et la beauté des modèles, « Hypothèses » livre un regard pessimiste sur notre période. L’ensemble appartient au vaste projet des « Modernes » dont le dernier volet, « Wonderful World » consacré au marché de l’art en stigmatise les travers avec humour et lucidité.
Venu du grand reportage, Gérard Rancinan a préféré un jour changer le document pour l’allégorie, en passant par les portraits des grands de ce monde. Ses travaux se distinguent de la production contemporaine par une prise en charge totale de l’image : les décors, les accessoires, les bulles et les cylindres, tout est aussi réel qui les modèles, mis en scène et photographié dans l’immense studio de Los Angeles. La retouche numérique n’intervient que pour éliminer un cheveu ou une trace de doigts.

Photographe peu connue du grand public, Claude Cahun tient une place essentielle dans l’histoire de l’art des années 1920-1940. L’importante exposition que lui consacre le Jeu de paume invite à pénétrer une œuvre secrète et parfois déroutante, essentiellement constituée d’autoportraits et de natures mortes, contribution au mouvement surréaliste auquel elle n’a jamais formellement adhéré. (Lire la suite…)