CHAYA FONTANA Recherches

‘’Le corps desespéré du cheval s’agrippe, les jambes prises dans le bloc inachevé, lourd comme la poche des testicules. De là, le corps fuselé de la femme s’étire. Vers le futur ses bras se tendent. Elle voudrait sortir de son ventre de Bête et j’aillir dans l’espace. Ah ! être un ange ! La bête est lourde et triste comme un gland. Et de ses yeux nostalgiques coule, jet de sperme, la voie lactée. Là-bas, la bouche crie déchirée, déchirée par le spasme des déchus. Tandis que sous la peau les muscles se détendent déjà, retombent, vaincus.’’
Blaise Cendrars (1913) (Lire la suite…)

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